Discours du président Adrien HOUNGBEDJI

Madame et Messieurs les Membres du gouvernement
Excellence Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique et consulaire,
Excellence Mesdames et Messieurs les Représentants des
Organisations internationales,
Mesdames et Messieurs les directeurs des agences nationales de promotion du numérique,
Mesdames et Messieurs les Représentants du secteur privé,
Mesdames et Messieurs les directeurs des institutions de formation,
Honorables invités,
Mesdames et Messieurs,
Permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue dans cette majestueuse salle de l’Hôtel Golden Tulip : le Diplomate.
Merci pour avoir répondu aussi nombreux à mon invitation en dépit des contraintes liées à vos charges respectives. Votre présence est le témoignage de l’intérêt que vous portez à l’initiative qui nous réunit cet après-midi.
Ce jeudi 10 aout 2017, marquera d’une pierre blanche la vie d’un homme que beaucoup d’entre vous ont connu sur d’autres chantiers, ceux du développement, de la démocratie et des droits de l’homme.
Une fondation Adrien Houngbédji pour le numérique et la Jeunesse, ne peut être perçue comme le fruit du hasard pour ceux qui m’ont suivi depuis longtemps. Si la question de la jeunesse a toujours été au centre de mes préoccupations, celle du numérique, de sa judicieuse exploitation est devenue pour moi depuis quelques années presqu’une obsession.
En effet, je voudrais rappeler que déjà en 2006, dans mon programme pour les technologies de l’information et de la communication, je partageais ma conviction de l’importance pour notre pays et sa jeunesse de la révolution numérique et de la réduction de la fracture numérique avec le Nord. J’avais exprimé l’ambition de faire du Bénin, le quartier numérique de l’Afrique.
Parce que n’ayant ni pétrole, ni ressources minières, mais adossé à un géant, le Nigéria, notre économie avait vocation à être une économie de services, tout comme il y a quelques années, il tira bénéfice de la création de la CEDEAO.
Aujourd’hui, le numérique est un outil incontournable dans tous les secteurs d’activité, l’éducation, la culture, l’administration, l’économie, l’innovation et la recherche, la médecine, la sécurité publique et l’aménagement du territoire etc. Il permet d’aborder sereinement les questions de l’emploi, de la santé, de la criminalité et de la lutte contre la corruption au Bénin. Je disais en substance, qu’il fallait aller plus vite et plus loin pour démocratiser l’accès des béninois aux réseaux d’information et de communication pour accélérer la modernisation de notre pays. Aussi, m’apparaissait-il primordial de mobiliser, à cet effet, toutes les ressources humaines, dont nous disposons. Oui, «faire du Bénin l’économie numérique la plus dynamique d’Afrique ». Lorsque je proposais un ordinateur pour chaque étudiant, cela paraissait utopique; de nos jours, c’est une banalité.
Le numérique a envahi notre planète. Il est au cœur de notre quotidien, comme il est au cœur de l’économie. Il offre une multitude d’opportunités, il allie plusieurs compétences (design, programmation, marketing, réseau, etc.). Il s’avère donc urgent de le promouvoir.
Je me réjouis aujourd’hui que cette vision soit largement partagée aussi bien au niveau national qu’international.
Au niveau national, la nouvelle vision du Bénin qui vise l’utilisation des TIC comme catalyseur du développement socio- économique marque un véritable tournant. En effet, le président de la République du Bénin, SEM Patrice TALON a décidé de faire de l’économie numérique l’un des axes prioritaires de son action à la tête de l’État béninois. Un ministère de l’économie numérique a été créé, de même qu’un Conseil national du numérique à la Présidence de la République.
Je m’en réjouis et l’en félicite.
Comment pourrais-je ne pas évoquer le rôle que Joue notre parlement dans l’impulsion donnée au numérique?
Nous avons voté le premier code du numérique de la sous-région ouest africaine le 15 juin dernier et nous avons entrepris d’impulser cette dynamique à l’Institution a travers un programme de modernisation. Au Parlement, le numérique est en marche. Cette marche passe par des études, des équipements, des services, mais aussi et surtout par la formation et le renforcement de capacités .
Au plan international, les actions de l’OIF, de l’Organisation des Nations unies et de nombreux autres partenaires sont des sources de motivation pour aller de l’avant.
Notre vision suprême, c’est de mettre l’outil numérique à la portée de nos populations.
Comment y parvenir, si ce n’est au travers des jeunes: ils en connaissent les mécanismes mieux que ceux de ma génération.
Ils en connaissent les avantages et les contraintes. Leur génération est nécessairement une génération numérique.
C’est pourquoi nous voulons donc les accompagner, les encourager afin qu’ils soient au diapason de l’essor de cette technologie.
C’est pourquoi notre Fondation s’est donnée pour ambition d’œuvrer à la promotion, au Bénin et en Afrique, d’initiatives et d’innovations et d’applications numériques pour servir l’éducation des jeunes générations.
Elle s’est donnée pour tâches de :
– contribuer à la promotion et à la diffusion la plus large possible des technologies de l’information et de la Communication (TIC) au sein de la jeunesse béninoise et africaine;
– soutenir et accompagner les politiques publiques d’intégration du numérique dans l’enseignement et les pratiques pédagogiques et andragogiques ;
– stimuler et encourager des processus d’appropriation créative par la jeunesse béninoise et africaine des technologies et applications numériques par l’attribution de prix, de distinctions de récompenses, de bourses d’excellence, des voyages d’études, de stages etc.
– organiser et soutenir l’organisation de conférences, colloques et cercles de réflexion sur les enjeux socioéconomiques induits par l’émergence des nouvelles technologies de l’information et de la communication.
Bref, nous voulons contribuer à un usage plus étendu du numérique comme vecteur de développement dans tous les domaines d’activités.
La fondation Adrien Houngbédji est ouverte à tout partenariat: universitaires, chercheurs, acteurs du monde de l’entreprise, ensemble, nous pouvons contribuer à l’émergence du numérique et à la promotion de la jeune génération.
Ce qui est en jeu, c’est le devenir des générations montantes, leurs capacités à maitriser un outil qui leur ouvre désormais toutes les portes du développement et du progrès.
Nos partenaires techniques l’ont compris; ils nous accompagnent déjà. Je veux nommer l’OIF et l’Ambassade de Chine qui se sont manifestés les premiers pour nous aider. Je les remercie tout particulièrement et j’ai bon espoir qu’il y en aura d’autres.
Je remercie tous les amis, ceux qui dans l’ombre et ceux qui au grand jour ont travaillé et continuent de travailler à la réalisation de notre défi.
Je remercie les membres du gouvernement et les collaborateurs du Chef de l’Etat pour leur bienveillance à l’égard de cette initiative.
Je remercie les Honorables Députés pour leur soutien de tous les instants.
Je remercie les chefs d’entreprise, les directeurs des centres de formation dont certains ont spontanément manifesté leur disponibilité à nous accompagner dans nos actions.
Merci à vous tous